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Colloque international " Courbet autrement"

27
juin 2019

Dès 9 h à la Maison des Sciences de l'Homme et de l'Environnement à Besançon
Entrée Libre (sur inscription)

Pendant trois jours, du 27 au 29 juin, et sous le Haut Patronage du Professeur Jean-Luc Marion, de l’Académie Française, des chercheurs venus de différents pays de l’Union Européenne et de plus loin, tenteront de dégager une perception nouvelle de l’oeuvre et une lecture originale de son influence et de sa destinée. Les deux premières journées se dérouleront à Besançon, capitale comtoise, accueillies par la Maison des Sciences de l’Homme et de l’Environnement de l’Université, Place Saint-Jacques. La dernière journée sera organisée à la Ferme Courbet, à Flagey.

 

La réception de Courbet fut, dès l’origine, brouillée et donc controversée. Les tensions familiales, la division entre sa patrie d’Ornans et Paris, les conflits ravivés par une notoriété brutale et souvent jugée usurpée, la polémique confuse sur le réalisme, les postures politiques parfois contradictoires, l’affaire de la colonne Vendôme, l’exil enfin, tout a rendu difficile l’interprétation de l’œuvre et la compréhension de l’homme.

Deux siècles après la naissance du peintre et un siècle après sa tardive et discrète ré-inhumation au cimetière d’Ornans, le colloque « Courbet autrement » ambitionne, à la faveur de toutes les études déjà menées, d’en susciter de nouvelles par la discussion des points admis et des idées reçues.

Il est en particulier une image tenace, à laquelle le peintre lui-même a grandement contribué, que ce colloque voudrait placer au centre de ses journées : celle d’un artiste « sans idéal et sans religion ». Ce refus – qu’il partageait avec ses amis francs-comtois les plus proches, Max Buchon ou Proudhon – s’explique mal dans un siècle, le XIXe, où le spirituel se métamorphose et apparaît en des lieux et des moments aussi marquants qu’inattendus. Comment comprendre, en effet, l’élan vers la république, le souci des plus humbles, l’attention aux prolétaires, sans les rattacher à cette effervescence spirituelle qui envahit la société ? Faut-il voir dans le « sans idéal et sans religion » de Courbet une conséquence du divorce de l’action et du rêve, selon le mot de Baudelaire[1], qui scelle le destin de 1848 achevé dans une répression sanglante ? Ou bien y lire plutôt la volonté de déplacer le religieux, le spirituel, vers les actes les plus ordinaires de la vie, dans la couleur d’un paysage, la lumière d’un visage ?

En posant ces questions, le colloque entend non pas faire voir un autre Courbet mais faire voir Courbet autrement, dans le cadre de la réflexion spirituelle qui parcourt le XIXe siècle, réflexion qui a pu paraître inadaptée au cas de cet artiste viscéralement libertaire.

Le colloque réunira la communauté des chercheurs, artistes, conservateurs qui ont pour centre d'intérêt la peinture et la trajectoire de Gustave Courbet et sera l'occasion de faire le point sur l'état de la recherche dans les études courbetiennes.

[1] Charles Baudelaire, « Le reniement de Saint Pierre », in Les Fleurs du mal


Renseignements :

Formulaire d'inscription

Horaires
Le jeudi 27 juin : 9h (accueil)
Le vendredi 28 juin : 8h30 (accueil)
Le samedi 29 juin : 8h30 (accueil)